• Stephane Fayol

Tisser dans la joie une Toile de Vie

Mis à jour : avr. 7



Très sûrement, il y avait mieux que ce titre de variété plus que farfelu pour vous parler de ce que j’ai vécu le 30 novembre dernier. Mais, j’ai finalement opté pour le ton de la légèreté, qui m’évite à ce stade de rentrer dans un tourbillon d’émotions qui m’est très personnel, qui nous est trop personnel, à mes proches et à moi.


Grâce à l’extrême gentillesse de mon cher Olivier, l’ArtClub Gallery de la rue de Rivoli à Paris, m’avait été confiée pour une soirée « écrin », afin de me permettre de présenter un album sur lequel j’ai beaucoup investi depuis un an : textes et photos, j’y reviendrai.

Cet album n’est pas un choix, mais une décision, comme le définit si bien Marie Robert la philosophe.


La décision d’écrire des portraits de belles personnes, ma légion du Cœur de 2018. C’est parce que je voulais exprimer beaucoup de sentiments forts, et que je ne savais pas faire autrement. Alors, au diable les erreurs de style, voire peut être l’absence de style, j’ai laissé "aux milieux autorisés de l’édition" le privilège de s’autoriser à penser, moi j’ai décidé d’écrire pour remercier la vie de ces rencontres magnifiques, à un moment où la vie a failli m’abandonner.


A ce stade, je vous projette un soir de Césars, ou de Molières ou de Victoires, au choix :

« Je voudrai remercier Nathalie Couderc, femme de lettres et de cœur, exerçant le métier d’exception de libraire, Olivia de Lamberterie, critique littéraire bien connue et auteure d’Avec toutes mes sympathies, un des tous premiers nouveaux battements de mon cœur, David Von Grafenberg, auteur notamment de Madame de X et porteur d’une douce philosophie de vie, dont il m’écrit des mots choisis, pour m’avoir encouragé ».

La décision d’écrire, pour celles et ceux qui étaient là, au moment où j’avais tant besoin d’eux, je l’ai étayée d’une magnifique rencontre : celle de Matthieu Camille Colin, artiste photographe qui, parce qu’ils l’ont accepté, a réalisé de mes portraits des clichés singuliers, dans lesquels je sais immédiatement trouver le meilleur de chacune et de chacun. Ce sont, si je puis me permettre cette expression sans qu’il ne m’en veuille, des captures de vie qu’il a faites, des captures libres, un paradoxe qui n’en est pas un pour mon photographe rebelle au talents certains.


J’ai beaucoup écrit dans mon refuge de l’Ile d’Oléron, mon lieu sûr : je voudrais ici adresser ma fidèle amitié à toute l’équipe de Philippe Lutz @novotelthalassa, elle m’a offert la sérénité indispensable à cet engagement.

Pour donner une enveloppe à mes sentiments, j’ai aussi décidé de donner apparence à l’amour de la vie, cette valeur de vie essentielle partagée avec mes portraits, en l’incarnant en araignées que j’ai voulues magiques, car il faut de la magie pour extraire de l’abime celui qui y est tombé par la seule force des sentiments. Et Jacky, qui m’a aidé dans la création de cette araignée, sa mise en papier, Dominique Desanti, artiste bijoutière d’Oléron qui l’a façonnée, ont donné chair à mon imaginaire pour mon plus grand bonheur.


Comment peut on imaginer, chanterait Jean Ferrat, que toutes celles et tous ceux, outre mes « araignées » que j’associerai à l’élaboration de l’album, et de la soirée donnent encore autant. C’est au-delà de ce qu’aucun mot ne pourra jamais exprimer mais ils ont fait rimer ce temps avec bonheur. Et voilà, sans rentrer dans ce torrent d’émotions que je porte encore et avec lequel je ne voudrai noyer personne, je peux dire que les témoignages que j’ai reçus des 80 présents ce soir du 30 novembre, sont des cadeaux de vie, en avance sur le Père Noël.


Qu’il s’agisse d’Ingrid Zemor, chef d’orchestre de ce bonheur, de Matthieu Camille colin et de ses photos impromptues et inspirées, de Baptiste Renouard star de cuisine, Chef de l’Ochre à Rueil (92) et Artiste créateur d’émotions gustatives /sublimateur de papilles et de sa Grande Equipe, de Jimmy Bregy « My voice » qui m’a offert une interprétation de « Quand on a que l’amour » de Brel – j’en frissonne encore -, de mon adorable Mathilde redoutable logisticienne d’un soir pour l’accueil et le confort des invités , de ma douce Valérie et ses scintillants sacs cadeaux porteurs de tout ce que j’offrais : « il y avait du cœur à l’ouvrage » diraient les anciens , ce à quoi je répondrai oui, du concentré de cœur.


Au-delà de cet album rêve devenu réalité, l’envie d’écrire ne me quitte pas…

eh oui, encore du grand Jacques… Je ne sais pas encore si j’y parviendrai, et qui pourra, voudra croire en moi. Je ne sais pas encore comment, si ce n’est qu’a minima, j’ai annoncé l’ouverture de mon Blog #ToiledeVie, toile d’envies et de partages. Il est venu le temps.


Cet album, « Quand des araignées magiques rallument mes étoiles » s’adresse, vous l’aurez compris à mes araignées. Mais le message d’amour qu’il porte, son esthétisme et le besoin d’une toile de vie maillée de sentiments, alors que partout sévit l’égoïsme, la violence poussée à l’extrême, lui, est de portée universelle. Et je souhaite du plus profond de mon cœur, que chacun ouvre grand son cœur, pour voir l’essentiel comme l’a dit St Exupéry.


Il y a tant à faire, ensemble, que cet album y trouve une force, une résonnance qui me conforte chaque jour dans ma décision.


J’ai, pour remercier mes amis, terminé cette soirée magique par deux messages que je me permets de reprendre ici. «  Libéré, délivré… » : bon, là encore un « grand texte », pardon aux parents saturés par cette chanson et pardon de ma vantardise car ce n’est pas tout à fait vrai.


Mais c’est mon histoire dorénavant, avec mes proches, avec mon Blog, avec l’amour. Et mes derniers mots de ce soir-là, s’adressaient bien sûr d’abord aux présents, et bien au-delà car il s’agissait de parler en condensé de l’histoire de ma vie. « Ma plus belle histoire d’amour c’est vous ».


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© Stéphane Fayol 2019 - toiledevie.leblog@gmail.com

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