• Stephane Fayol

Politiques, médias, experts scientifiques... mais qu’est-ce que c’est que ce binz ?

Mis à jour : avr. 25


Sociologues de tous poils, prêts ?


C'est juste délicieusement ou odieusement (selon) abracadabrantesque ce qui se passe autour de nous. La France fait face à une épreuve collective majeure et inédite. Une partie de ce qu'on voit est digne de "brèves de comptoir acides".


Allez, ne nous privons pas, un tour de piste non exhaustif dans ce capharnaüm.


  • Côté com' politique :


Notre Président... on l'a tellement pré-guillotiné comme un mec normal flinguant l'institution, qu'on se prend à rêver, la langue pendante en écoutant hier soir la Monarque nonagénaire britannique délivrer un message que l'on va parer de toutes les vertus, oui oui, nous les guillotineurs de nobles...

Bien ou bien ? On s'en fiche : respect, honneur, dignité, unité, les larmes me montent aux yeux en l'écoutant et je devine le drapeau et moi enroulé dedans... ça donne des frissons.

"Soyons fiers des britanniques d'aujourd'hui comme nous l'avons été des britanniques d'hier"... Wouhaou...


Mr Macron, il peut raconter ce qu'il voudra, hormis son irréductible club des fans, on s'empresse, en Français prolixes, à le moquer, le ridiculiser, le défier etc. Et ce n'est pas seulement l'oeuvre de grands comédiens professionnels comme Messieurs Le Pen et Melenchon qui excellent tant dans le vomi artistique, non, le vulgum pecus se régale, se pourlèche. "Je dis pas que c'est pas injuste je dis juste que ça soulage" (Tontons Flingueurs spécialistes en défouraillage à tout va). "Crache ton venin" chantait Téléphone, eh bien c'est la fête du slip (noble expression). Aux appels sentencieux à l'unité nationale, on a un retour que Coluche résumerait mieux que personne : "j'me marre".


  • Nos ministres :


Mais non mais non, l'école de Sheila n'est pas finie, et la cours de récré est à bloc. Hormis le Premier d'entre eux, qui si on laisse la mauvaise foi de côté, fait le job, le Ministre de la Santé, débutant mais appliqué, derrière c'est la tenaille de la 7ème Compagnie.


Au terme de l'intervention de tel ou tel, ou si on s'essaie à synthétiser, SOS Doliprane, je suis perdu... Et avec la Ministre porte parole, "ça s'en va et ça revient, c'est fait de tous petits riens", du Cloclo sans le côté festif, bref le naufrage de la parole publique. Qui l'eut cru ? Heu, plus personne.


Alors, quand bien même on appellerait le Serpent Khaa à la rescousse, voire son homologue québécois Messmer, c'est pas gagné la confiance, et c'est bien dommage que la saison des tomates ne soit pas là, ce serait le plus beau cadeau qu'on puisse leur faire.


La meilleure illustration des Français telle qu'elle m'est venue, aujourd'hui comme peut-être demain (ce que je ne souhaite pas), c'est celle là :



  • Et dans notre territoire, qu'y fait on ?


Et bien c'est un peu à l'image ci-dessus, le meilleur y côtoie le pire, mais le pire est illustré à grands renforts de moyens. Il y a des engagements sublimes de générosité, d'unité et d'altruisme mais toujours un olibrius, relayé abondamment par les médias pour faire du moche, faire penser que le beau n'existe pas, ou propager des fake à tours de bras. Et au final, comme chantait Fugain "je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu...".


Et bien sûr, avec aigreur, mais par déférence au passé, je revois les adeptes de vieilles méthodes ayant tristement fait leur preuve, indiscipline, dénonciation et calomnie, marché noir etc. ; jusqu'à peu ces méthodes étaient rejetées par l'opprobre qu'elles s'étaient attiré à de tristes heures de notre histoire, enfin elles ont trouvé une brèche, toutes vivaces qu'elles sont encore. Beurk.


  • On ne nous dit pas tout.


Et oui, Chère Anne Roumanoff et alors ? Qui sait tout ? Les grands acteurs avant d'entrer en scène ont peur car ils sont respectueux de leur travail, de leur public, et ils savent qu'ils peuvent faire erreur, ne pas être bons. Ils ne le montrent juste pas. Peut on en imaginer par extension une analogie avec nos décideurs auxquels on a confié démocratiquement le guidon ? Elise Lucet et consorts vont nous y aider.


Juste pour les "je sais tout", qui fleurissent avec le printemps, les "moi à la place j'aurais fait", "je me montre devant tout le monde", odieuse exhibition, "je hurle dès que quelque chose de bien est fait surtout si c'est par un ignoble riche parce que c'est louche et qu'il aurait pu le faire avant", je les félicite de porter tous les jours au pinacle tant d'amalgames qui font si mal, signes de désordre, de désastres, d'incapacité à être unis. Ils me font honte. Il y a quelques incultes, bon admettons, et il y a ceux surtout qui portent leur science pour justifier l'injustifiable, l'habiller par une pseudo intelligence. J'en reste coi.


Ah il est sûr qu'on est loin du message d'une digne rigidité et sobriété, des propos mesurés et emphatiques de la dame à la permanente datée, hors d'âge. Déjà dans les années 40, elle portait via les ondes radios un message d'une même force.


  • Et la communauté médicale ?


J'ai une admiration sans limite. Leur engagement les mène naturellement au danger pour nous protéger, mais là, c'est le pompon. Et quand on pense que depuis des lustres ils ferraillent avec la "b... et le couteau", pardonnez moi. Mais je suis écœuré d'entendre tant de discordes au sein de cette communauté sensée être notre référence d'experts absolue, ils nous noient via des interviews à tout va d'une eau trouble et vaseuse où nous nous inquiétons tous les jours un peu plus. Je ne dis pas qui a raison ou qui a tort, je dis juste attention à l'exemple. Et que chacun sache bien que la misère médicale est malheureusement bien connue et que nous sommes très nombreux, majoritairement d'ailleurs, à avoir fait l'autruche. Demain peut être ?


Ne me demandez pas pourquoi je suis optimiste. Ma nature peut-être, ma confiance en l'homme oui, mon côté à voir le verre a moitié plein. Surement. Il n'est pas possible que toutes ces belles personnes, tout ce qu'elles donnent chacune à la hauteur de ses moyens ne gagnent pas.


Je ne crois pas forcément à la justice mais au triomphe de ce qui est juste.


Et puis qui que ce soit, le créateur de l'univers n'aurait pas confié la terre notamment à des dingues ? Non, je ne peux m'y résoudre. Il a surement eu une belle intuition : il y a des mauvaises personnes mais aussi de très bonnes et pour terminer avec Renaud, je substitue le "à part peut être Madame Tatcher" peu élogieux par un "à part peut être La Rien d'Angleterre", plus joli.


Hommage à toutes et tous, et à vous Madame.


Le "binz" vous salue, j'espère vous avoir un peu détendus.


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© Stéphane Fayol 2019 - toiledevie.leblog@gmail.com

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