• Stephane Fayol

Une marguerite Saint Sylvestre pour effeuiller mon 2020


"Cette année j'ai aimé, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie...":



Offrir mon regard aux fleurs pourvu qu'elles soient belles


Plonger les yeux dans les yeux de mon père, dans ses dernières heures de vie


Vivre aussi intensément le bonheur que je peux apporter aux miens, comme une potion de renaissance éternelle


Laisser aller tout mon corps et mon ami à la vue et au son de ces enfants magiques: mon Hyperloop 2020 de joie, un truc de oufffffff !!!!!



Ressentir l'énergie puissante et infiniment élégante de chaque gorgée du Whisky Diamant numéroté d'Eddu


Me "doudouner" au visionnage de l'univers de Felix Radu ( tiens ça rime)


"Playlister" à l'infini "Nous" pour nous, extrait d'Aimée, par Julien Doré


Partager la passion d'un jeune chef respirant la vie avec mon Top Chef top coeur Baptiste Renouard


Retrouver mes racines avec une paix de mon enfance et de mon adolescence dans les mots de Serge Joncour dans son oeuvre "Nature Humaine"


Prendre un stylo par la main, pour l'emmener vers demain et faire naitre des mots, encore et toujours des mots qui racontent


Voir, entendre, lire, "mes coeurs fidèles" à chaque instant de cette année, bien qu'aucun ne soit ardéchois, enfin je le crois.... :-)


Vivre un temps encore la douce atmosphère de ma "Lumineuse" et prendre le soleil de la merveilleuse équipe de mon refuge, écouter la mer


Convoquer mes plus beaux souvenirs de quinquagénaire, les voir se précipiter immédiatement, inaltérés parce qu'inaltérables


Enflammer mon regard et mon odorat en lisant un cognac Bourgoin à l'abri de son écrin de verre


M'assourdir aux ronflements sonores d'antan de la 2CV dont j'ai rêvé, et que je tente d'apprivoiser


M'enivrer des effluves du parfum "Rose et Cuir" de Jean Claude Ellena


"A la folie, pas du tout, mais pas du tout"

Avoir du avouer mon impuissance à soulager Papa dans la douleur de cette maladie et lui ménager un départ moins atroce dans la dernière station de sa gare de vie


Regarder ma tendre amie, mon quasi double encaisser son accident de vie et glisser doucement dans son monde

Etre gommé par le temps qui passe, l'éloignement qui s'installe et qui m'efface chez tant d'aimés et à priori aimants, beaucoup trop inexorablement


Garder à vie des traces d'un poison inoculé pendant quelques années jusqu'a 2017 où il m'a conduit à la porte de l'enfer


Errer tel un pèlerin souffrant à la quête de ma larme graal, aussi improbable et mystérieuse


Voir le pire et le meilleur poussés à l'avant par cette horrible pandémie de Covid, avec une force inouïe du côté obscur jusque là enfoui tant bien que mal


Avoir momentanément perdu le goût de lire, et de vivre sans doute, l'un allant difficilement sans l'autre pour moi


Avoir éprouvé de l'angoisse dans mon propre "terrier", alors qu'y règne la paix que j'ai bâtie


Regretter de ne pas oser dire encore tout ce que me dit mon coeur, d'avoir peur


M'être brûlé au feu de toute la violence bête et de toute la bêtise violente qui a gangréné notre bien vivre ensemble sacré à mes yeux


Me regarder glisser sur le mur dont j'avais à peine commencé l'escalade, et me dire qu'il faut recommencer à gravir cette pente abrupte à gravir pour "peut être" enfin, retrouver le soleil


Oui, je le sais. Bientôt, refleuriront les marguerites, alors il me faut créer de la patience pour de nouveaux effeuillages de vie, j'en fais un voeu d'espérance en soufflant fort.


















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