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24 JUILLET 2025, mon parchemin…

  • Photo du rédacteur: Stephane Fayol
    Stephane Fayol
  • 17 juil.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 juil.


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« 7h15 du mat j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son » l’heure H a sonné. C’est quoi comme situation d’avoir soixante ans au compteur de la vie ? Je laisse à Otis, célèbre scribe d’Astérix au cinéma, porter mon sentiment par ses mots :

 

« Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je le disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu ; et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd’hui me disent : « Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? » Eh bien je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour, ce goût donc qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain, qui sait, peut-être simplement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi… »

 

Oh, il y a en effet tant de cela lorsque ce que je repense à ces 60 années d’existence sur notre terre. Je n’avais pas mieux pour décrire qui je ressens être ni les bons côtés de ma vie. Citer toutes les belles rencontres qui l’ont faite cette vie ? Ce serait sans doute long, très long et je risque de ne pas être exhaustif.

 

J’ai eu cette chance extraordinaire de rencontrer en 60 ans des personnes de tous horizons, de celles que l’ont dit inaccessibles du fait de leur statut social, comme de celles dont l’aura publique est moins spectaculaire mais dont le cœur a touché le mien : un peu beaucoup, à la folie… Et je leur dis : « Si c’était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher » (Paul Éluard)

 

 

Permettez donc à mon cœur, de convoquer ce jour des êtres chers qui ne sont plus là à mes côtés. Souvent, trop d’ailleurs, parce qu’ils ne sont plus de ce monde mais pas seulement. Ils restent dans le mien jusqu’à ce que je ne puisse plus les faire vivre dans mon souvenir, le plus longtemps possible. Certains m’ont donné au-delà de ce qui est imaginable, même dans un roman.  Je leur dédie ces mots d’une chanson sublime.

 

« Un peu plus haut, un peu plus loin Je veux aller un peu plus loin Je veux voir comment c'est là-haut Garde mon bras et tiens ma main Un peu plus haut, un peu plus loin Je veux aller encore plus loin Laisse mon bras et tiens ma main Je n'irai pas plus loin qu'il faut Encore un pas, encore un saut Une tempête et un ruisseau Prends garde, prends garde j'ai laissé ta main Attends-moi là-bas, je reviens Encore un pas, un petit pas Encore un saut et je suis là Là-haut si je ne tombe pas Non j'y suis, je ne tombe pas...C'est beau, c'est beau Si tu voyais le monde au fond là-bas C'est beau, c'est beau La mer, plus petite que soi Mais tu ne la vois pas…..

 

Une chanson qui rend hommage à ma vie jusqu’à ce jour, la voix puissante de Ginette RENO…des frissons.

 

Et qui bien sûr, fait écho à toutes celles et tous ceux qui sont sur mes étagères d’amour et d’amitié et qui enchantent mon présent. Ils sont les lumières qui scintillent sur mon chemin.

 

Avec ces rencontres, je crois pouvoir dire que j’ai été loin, haut, plus haut que ce que l’enfant de Saint Pierre de Frugie en 1965 n’aurait jamais pu l’imaginer : c’est beau, oui c’est beau.

 

Des mauvaises rencontres ? De celles qui blessent fort ? Bien sûr, il y en a peu mais elles existent et je reconnais que j’ai été, et je reste, un receveur facile. Au cœur grenadine…

 

Et tant que j’y suis, j’en profite pour dire deux choses :

 

  • Un, il y a certains chemins et certaines « dites » mauvaises rencontres dont je ferais volontiers un RAZ pour une nouvelle chance de réussir, et parce que j’y crois encore, comme Lara …Mais une rencontre ça se fait au moins à deux alors moi, je ne peux qu’émettre un souhait, tendre une main…

  • Deux, ce vieil adage : tout ce qui ne tue pas rend plus fort : celui-là m’énerve profondément ; sans doute des blessures issues de ces rencontres aux moments complexes ont cicatrisé et j’ai survécu mais elles sont toujours là, et des douleurs se réveillent de temps à autre. Elles ne m’ont pas rendu plus fort, elles m’ont juste abîmé.

Mais c’est ma vision et mon chemin où je tords le coup de cet adage. Je laisse aux        autres leur liberté de penser.

 

« Et maintenant, que vais-je faire ? »

 

« La vie commence à soixante ans Quand on la connaît mieux qu'avant Et que l'on a appris par cœur Tous les raccourcis du bonheur

La vie commence à soixante ans Quand on peut prendre enfin le temps De répondre aux questions qu'on pose De s'approcher plus près des choses ».

 

Ces quelques mots du « philosophe « Tino Rossi gardent ouverte ma porte du temps qui reste. Et c’est bien.

 

Parce que si je m’arrête à une contemplation du monde d’aujourd’hui, empli de fosses à déjections orales et écrites aigres, de vomis permanents, d’hypocrisies méchantes, d’oublis de respect élémentaire vis-à-vis de l’autre et j’en passe (et pas que sur les réseaux sociaux qui ne sont qu’un outil au service de…) je ferme la porte.   

 

Cette glissade que je vis ressemble bien trop à un puits sans fond.

 

Ces mots dits par Fabrice résonnent en moi avec force et douleur, mais ils résonnent.

 

Et ils sont des anti–résigne toi pour que je continue le temps qui me sera donné à être ce que je suis.

 

Je vais recevoir aujourd’hui des vœux en ce 24 juillet, exprimés comme chacun en aura envie. Peut-être que je vais en recevoir ou pas d’ailleurs.

 

Je n’en suis pas blasé loin de là et surtout pas des bonnes surprises

 

J’en ai besoin, ils/elles sont parmi mes recharges de batteries en ce monde. Je les espère avec gourmandise. J’en fais une provision pour un an au moins à chaque nouvelle occasion.

 

Et j’en remercie tous les auteurs quelles que soient les rencontres qui les aient conduits dans mon monde, (dorénavant de sexagénaire) qui accepte sans baisser les bras.)

 

Un peu de philo sagesse pour terminer et peut être m’inspirer…. Faut du bon carbu pour demain !

 

"Il faut s'habituer à marcher plus lentement, à faire ses

adieux à celui qu'on a été, et à accueillir celui que l'on

est devenu. Vieillir n'est pas seulement une affaire de

temps, c'est un acte de courage : accepter ce nouveau

visage qui nous regarde dans le miroir, embrasser avec

tendresse ce corps qui continue fidèlement de nous

porter, et déposer enfin les peurs, les jugements et les

poids que le temps n'a pas su effacer.

Vieillir, c'est apprendre à habiter sa propre compagnie,

à lâcher ce qui n'apporte plus rien, et à chérir ce qui

demeure. C'est comprendre que la vie évolue, que les

adieux jalonnent notre route, et que chaque larme peut

ouvrir la voie à un sourire neuf, à un rêve inattendu, à

une nouvelle raison d'avancer."

 

Alejandro Jodorowsky

 

 

À tout bientôt pour quelques mots encore, post anniversaire.

 
 
 

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