• Stephane Fayol

Coup de coeur lecture pour une humanité meilleure

Mis à jour : avr. 9


Peu, hors mes tous proches, ont marqué ma vie à ce point et suscité mon admiration, notamment parmi celles et ceux ayant formé la grande histoire de mon pays depuis ma naissance.


Sans aucun doute beaucoup plus courageuse que je ne le serai jamais, d’une beauté et d’une dignité que tout le monde connaissait mais que personne n’a jamais réussi à bien exprimer, de celles qui génèrent un ressenti d’une puissance indescriptible, d’une liberté et d’une singularité assumées que j’envie, j’envierai, même si ça n’est pas beau d’envier (mais là je me lâche), dans mon panthéon il y a Simone Veil.


Ce récit que j’achève, « L’Aube à Birkenau », ne se referme pas, on entend la voix de Madame Veil, si douce, si ferme, si remplie d’histoire, de valeurs, d’humanité et d’espoirs même la dernière page refermée.


Je n’ai aucune prétention à tout citer, ce serait refaire l’admirable travail de David Teboul et ça n’est vraiment pas le propos.


Mais deux extraits de ce récit me tiennent à coeur, sans commentaires ils sont porteurs de tant de messages et d'esprit portés par cet ouvrage et sa vie. Particulièrement dans le contexte.


Ces mots de son ami Paul Schaffer cités dans l’ouvrage :


« Ce qui m’attriste c’est de penser que notre expérience et le prix si élevé que nous avons payé n’ont pas servi à rendre l’humanité un tant soit peu meilleure, plus pacifique, plus respectueuse d’autrui. Je ne sais même pas si nous avons été capables de transmettre cette expérience aux autres. Je crois que nous l’emporterons avec nous. Soixante ans plus tard, ce que je vois m’horrifie, pourquoi avons-nous payé si cher, pour un monde qui est toujours aussi violent ,aussi agressif. »

« Le kaddish sera dit sur ma tombe » #SimoneVeil .


J’entends sa voix. Eternelle.

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© Stéphane Fayol 2019 - toiledevie.leblog@gmail.com

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