• Stephane Fayol

Voeux suite : heu, Quoi de Neuf Docteur RH ?



Par intérêt pour mon prochain, parce que je suis attentif à ce qui se passe autour de moi, je lis, j’écoute en ce moment, et ils sont protéiformes, beaucoup de messages de vœux, puisque c’est la saison.


Ils proviennent de politiques de tous niveaux, de chefs d’entreprises ou de responsables d’organisations, d’anonymes bref, d’origines diverses et ça me plait ainsi, puisque ça ressemble à la société dans laquelle je vis, "en théorie".


Je me réjouis donc d’entendre en ce début 2021, dans ce contexte si difficile, louer l’engagement de celles et ceux qui accompagnent, guident, protègent, conseillent, soignent professionnellement ou pas donnent de leur temps aux autres pour aider à tenir debout, à ce que la cohésion sociale résiste.


Ce sont des vœux/remerciements moins « génériques que ceux dont j’ai l’habitude chaque année, moins lapidaires, plus adressés. Même notre Président, le 31 Décembre au soir, a choisi de personnaliser les siens, ce qui n’est évidemment pas sans risque, mais au lieu de le brocarder je ne retiendrai dans ses vœux ou ceux des autres, que l’attention portée à l’autre.


Moins noyé dans le concept, plus incarné.


Je sais bien que la volonté de chacun n’était ou n’est pas d’être exhaustif. Et que ce sont des professions à l’engagement exceptionnel, des missions remarquables, de belles personnes qui sont distinguées.


Mais, et oui, il fallait bien qu’il y ait un mais, celle ou celui en charge des ressources et des relations humaines es qualité dans les organisations, n’est pas cité. Ou alors mes yeux faibles ne l’ont pas vu. (je mets à part bien sûr les RH entre eux ou les associations les représentants).


Pourtant, à moins que les effets larsen dont je suis victime depuis quelques temps ne me perturbent trop considérablement, celles et ceux dont je parle,

« accompagnent, guident, protègent, conseillent, soignent professionnellement ou pas, donnent de leur temps aux autres pour aider à tenir debout, à ce que la cohésion sociale résiste" .

Notamment .


Ou quelque chose m’aurait-il échappé. Et je puis vous assurer, qu’ayant échangé avec nombre de collègues, si j’en ai peu entendu se plaindre, je parle des vrais bien entendu, nombreux sont ceux qui m’ont fait part de leurs difficultés colossales, de leurs moyens réduits, de leurs inquiétudes, de leur énergie décuplée, de leur fatigue en résultant et j’en passe, pour mener à bien leurs actions; c'est à dire tous les symptômes affectant les sus-mentionnés dans les vœux entendus et lus.


Alors certes, ils n’ont rien demandé, ne se victimisent pas, malgré cet ô combien célèbre bashing qui semble défier les temps, les crises, les pandémies etc…


Mais tout de même !


Alors bien entendu comme à l’habitude, mon écriture est libre, et personne ne m’a rien demandé. De nombreux RH de ma connaissance, humbles et modestes vont sans doute même se sentir gêné par mon propos.


J’assume.

Un je leur dis mercis, milles fois pour leur engagement si spécial auprès des femmes et des hommes des équipes qui leur sont confiées. Deux, je leur souhaite une année plus sereine, en les félicitant de tout ce qu’ils ont bien fait, au titre de leur légendaire ( dans ma légende) capacité à s’adapter en permanence sans disrupter ( à vos souhaits) pour autant, pour faire face à cette tempête géante qui s’est abattue sur nous. Ah oui, je lis maintenant qu’ils sont hybrides.


A incorporer d’urgence dans votre prochain billet sur les "tendances" managériales, cher Victor Waknine.


Et trois, je veux leur dire combien, hier, aujourd’hui comme demain, ils sont essentiels, « enfin j’me comprends » aurait dit Elie Seimoun.


Bienvenue en 2021, où je reconnais encore beaucoup trop de trucs de travers. Mais demain est un autre jour et je reviendrai parler des suppressions d'emplois, des versements de dividendes incompréhensibles, des dernières déclarations de Mr Martinez qui sentent bon la naphtaline etc...) l'embarras du choix et le choix de l'embarras.










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