• Stephane Fayol

Coach, vous avez dit coach?





Pourquoi donc ai-je choisi d’évoquer ce sujet ?


J’ai pris au hasard trois raisons : ( sans hiérarchie aucune entre elles et sans prétention d’exhaustivité) :


- Je ne dirai pas que j’ai dû assister à la naissance du coach professionnel, depuis que j’exerce, mais en tous les cas à la croissance assez phénoménale de ce métier ces dernières années.

- Il ne se passe pas un jour sans que je ne reçoive une sollicitation via LinkedIn notamment, d’un coach que je ne connais pas, avec des messages pour le moins interpellant, cela attise ma curiosité.

- J’ai également le sentiment que la mission du coach professionnel est recherchée dans ce monde où de plus en plus de personnes sont perdues comme une assistance permettant de bien vivre et là c’est essentiel.


Autant ne pas partir à l'aveugle sur la thématique coach. Alors partageons quelques éléments.


A titre préventif ( type « geste barrière », j’adapte mon vocabulaire) car je sais que le sujet du coaching fait polémique, je précise : n’attendez rien de spectaculaire de ma réflexion.

J’ai des amis chers qui exercent remarquablement leur métier sous ce vocable et j’apprends tellement à leurs côtés. Aller vers le spectaculaire serait profondément caricatural et injuste.

Nombre de vécus positifs m’ont été rapportés, soit suivant des missions que j’ai mandatées, soit par des échanges que j’ai pu avoir avec des bénéficiaires.

Et j’ai aussi connu des échecs difficiles à vivre pour les coachés et pour moi en qualité de prescripteur.

Donc des plus et des moins.


Et dois-je rappeler, si c’est nécessaire que je suis hyper vacciné contre la mode du bashing généralisé je rappelle que sur ma présentation, est marqué « RH », c’est dire. Donc je peux sereinement partir d’un postulat, comme chez les RH il y a des bons coaches pros et d’autres.


Du coup, je veux autant que possible éviter de rentrer dans le champs d’un débat carnage, même si je suis lucide et que je tends avec mes quelques propos au moins la joue droite et la gauche. Tant pis. Il faut bien prendre des risques pour avancer.


Ne souhaitant pas partir dans mes élucubrations personnelles complètement de travers, et à l'aveugle comme dit plus haut, je me suis référé pour aider ma réflexion à des définitions de coaching dans le domaine professionnel que j’ai cherchées, et qui disent peu ou prou ceci des principales missions du coach ( la terminologie retenue est extraite de la fiche métier issue de je-change-de-metier.com).


- Avant tout il convient pour le coach de nouer une vraie relation et de se mettre au service de son client pour l’aider à trouver lui-même les capacités pour atteindre les objectifs fixés ensemble au début du processus.

- Le travail du coach concerne aussi bien les connaissances techniques, que le savoir-faire et le savoir être du salarié. L’aspect psychologique a aussi une grande importance.

- Le coach professionnel accompagne le coaché pour l’aider à surmonter des difficultés professionnelles, prendre des décisions ou mettre en œuvre des actions qui visent à atteindre un objectif professionnel.

- Sa mission consiste donc à donner une meilleure confiance en soi à son coaché, travailler sur une situation conflictuelle et apprendre à gérer le stress.

Je suis heureux de lire, ce que j'intuitais,à savoir qu’il s’agit d’un métier.

Et impressionné par la densité de ce qui le compose.

Pourquoi me direz-vous ? eh bien parce que j’y accole une noblesse assortie d’un nécessaire apprentissage, à l’opposé de l’improvisation et du bricolage .

Tant mieux car il s’agit de travailler avec la personne, et l’improvisation me semble dangereuse.


En toute logique ( la mienne) je me dis qu’il faut donc une compétence solide, et si je rejoins cette fiche trouvée sur je-change-de-métier.com, cela me parait exclure les formations bien courtes au regard de ce que je lis plus haut comme prérequis, vendues çà et là…


J’ai lu dans les mots de mon ami Bruno Wierzbicki ( excellent Coach par ailleurs) ce matin que le sans lien de confiance, tout résultat positif était plus qu’improbable.


Dans ceux de Benoit Serre, VP de l’ANDRH que je suis régulièrement pour la force de ses propos il y a quelques jours, que l’expérience était une vraie compétence. Je ressens assez particulièrement bien le lien avec l’exercice de ce métier de coach.


Alors quelles expériences, quelles connaissances, quel talents, quelles qualités, quel liens etc. ? voilà, en fait mon propos ici est plus d’ouvrir en posant des questions plutôt que d’affirmer quoi que ce soit.


Donc pas de réponse à ma question "Coach, vous avez dit coach? ", juste quelques éléments de réflexions à poser de façon partagée j’espère pour approcher un profil « idéal »… si tel n'est pas un fantasme, disons sérieux et je serai satisfait.


Et je serai très intéressé, de découvrir vos points de vue. Il me semble par ailleurs que ces expressions seront utiles à celles et ceux qui souhaiteraient recourir à ce type d’accompagnement.

Peut-être même à celles et ceux exerçant ce beau métier, ou voulant l’exercer.


Et peut-être trouverais je l’explication à ce besoin qu'ont certains coaches de recourir à des expressions plus ou moins étranges ( parfois incantatoires, grandiloquentes, "gourouesques", et j’en passe) qui accompagnent les profils que je vois défiler de jours en jours ).

Tien sur ce point, je ne doute pas qu’il y ait beaucoup de vocations pour aider l'autre, mais tous les engagements sont ils justifiées comme cela ?


J’ai voulu un peu d’humour pour aborder le sujet, remerciant au passage "Lino et Jacques" pour leurs prestations inoubliables, parce que les coaches que je connais sont dotés d’un humour très appréciable, je leur rends ici hommage. Bien choisir un coach c'est se donner une chance de bien réussir.

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